| Introduction | Tekstiversio |
Les relations entre personnes de nationalités différentes se multiplient depuis quelques décennies, et cette tendance devrait se poursuivre. Le nombre des mariages ou unions libres entre ressortissants de différents pays est également en hausse et, par voie de conséquence, celui des divorces et des séparations. La dissolution de la cellule familiale peut être particulièrement difficile quand un ou plusieurs enfants sont présents. Dans certains cas, face à une impasse ou à une rupture, l’un ou l’autre des parents, finlandais ou étranger, juge malheureusement bon de tenter de régler la crise en éloignant l’enfant de son milieu familier et - dans les cas extrêmes - en l’emmenant à l’étranger.
Des initiatives ont été prises afin de prévenir et de régler ce problème par des conventions internationales sur l’enlèvement international d’enfants, dont les plus importantes sont celles de La Haye et du Conseil de l’Europe. Mais les conventions internationales ne fonctionnent pas toujours assez vite, ni aussi efficacement que voulu. Elles ne sont en outre applicables qu’entre les États signataires.
Il se peut que l’enfant ait été emmené dans un pays n’ayant adhéré à aucune des conventions internationales en question. Dans ce cas, il n’existe pas de procédure préétablie, et les mesures à prendre dépendent essentiellement de la législation du pays en cause.
Il faut savoir que les traditions culturelles, religieuses et juridiques peuvent être très différentes selon les pays, de même que le regard porté sur les enfants et les parents et les dispositions relatives à la garde et au droit de visite des enfants. Dans certains pays, la garde de l’enfant est confiée à la mère tant qu’il est petit mais passe automatiquement au père à partir d’un certain âge, qui peut varier selon le sexe de l’enfant. Il se peut que pour obtenir la garde de l’enfant, une confession religieuse particulière soit exigée. Les grands-parents peuvent avoir les mêmes droits que les parents. L’appréciation de l’intérêt de l’enfant n’obéit pas aux mêmes critères qu’en Finlande. Le tribunal chargé de statuer sur la garde de l’enfant peut être religieux ou civil.